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l'auteur et ses ouvrages

L'auteur - ses ouvrages

L'auteur

Bernard Baffait, professeur de lettres pendant vingt-cinq ans, puis proviseur adjoint à Rennes pendant quinze ans. Il avait envisagé la Marine marchande, la Mar-mar, et séjourné deux ans en prépa Hydro au lycée Clemenceau de Nantes, après le baccalauréat.
Il a navigué quelques mois comme pilotin à la D'Orbigny, sur le Gaillon, qui faisait régulièrement la ligne de l'Argentine, avant de partir en Algérie, "appelé sous les drapeaux". Cette expérience maritime lui a inspiré Les Disparus du Platon.
Kerstrat est le nom d'un oncle d'une trisaïeule de son épouse, Caroline de Tréourret de Kerstrat, l'une des filles de Thomas de Kerstrat, frère cadet de Jean Hyacinthe. Celui-ci vécut à l'époque de la Révolution. Sa vie aventureuse et tragique est imaginée dans le roman éponyme.


 

Le chevalier Kerstrat, chouan des Lumières

ROMAN HISTORIQUE

La grande aventure pendant la Révolution Française où se mêlent passions, histoire, chouannerie, trahisons, espoirs et haines… Revivez l'épopée du débarquement de la Baie de Quiberon en 1795 avec Kerstrat et Cadoudal…
Ce roman a été publié en avril 2013
par Pascal Galodé Éditeurs Saint-Malo

Sommaire

Jean Hyacinthe de Tréouret de Kerstrat est né au XVIIIe siècle, entouré de bonnes fées, dans un château du Finistère. Il avait pris parti avec passion pour les idées des Lumières et s’enthousiasmait pour la Révolution en marche. Il s’était engagé à Paris, lui, le fils d’un comte, comme volontaire dans les Gardes nationaux.
Mais les atrocités commises au nom du peuple, les flots de sang innocent, la Terreur en marche le jettent sur les chemins allemands des armées d’émigrés. Il débarque avec eux à Quiberon en 1795. Il court les chemins creux avec les chouans de « l’Armée Rouge ». Il rejoint finalement le château paternel pour y poursuivre la lutte dans l’ombre.

On trouvera le roman Le Chevalier Kerstrat ici

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Commentaires des lecteurs

(Commentaires sur Amazon)

Commentaire par Towcat

Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Chevalier Kerstrat, Chouan des Lumières (Broché)
Lire ce roman historique était une gageure pour moi, de par le côté historique de la chose : on est loin de la détente intellectuelle d'une bande dessinée pour caricaturer, ce n'est pas typiquement le genre de livre que je lis.
Quelques lecteurs référents autours de moi s'extasieront sur l'exactitude des faits relatés, ce qui pour moi ne change pas grand chose côté passion mais rehausse passablement l'intérêt porté à l'œuvre : OK elle ne prend pas trop de liberté avec l'Histoire. Bien.
On s'identifie néanmoins rapidement au personnage, pauvre garçon "normal" perdu dans une révolution sanguinaire loin de l'image romantique habituelle ; le côté historique de la chose prend alors le pas, étonnamment : en effet il s'agit de la vie (bien que romancée) retracée de ce héros ordinaire, avec passion par l'auteur qui n'a pas ménagé ses efforts de recherche. Cela se ressent à travers le récit qui fourmille d'innombrables détails, canevas précis de scènes photographiées méticuleusement ; quelques accélérations de l'histoire se sentent, sans doute pour combler certaines lacunes dans le cheminement du personnage, néanmoins l'ensemble demeure romanesque à souhait et l'on a envie d'en savoir plus sur le destin de ce -très- jeune homme, regard naïf et cru sur une brutalité oubliée.
Il s'agit d'une belle aventure, il s'agit de l'histoire de la France, vécue autrement qu'à travers des livres fades.
Recommandable.

Commentaire par J. Cognard

La grande paroisse de Briec-de-l'Odet (et sa trêve de Langolen), point de départ du récit, avait déjà été mis en scène dans deux excellents romans d'écrivains :
"Les Filles de Roz-Kelenn" d'Hervé Jaouen et "Les braises de la liberté (Per Briand, paysan et député breton)" d'Angèle Jacq.
Celui de Bernard Baffait est carrément de la même trempe : ce n'est pas un roman historique de plus, c'est un véritable récit historique délicatement romancé. Tous les détails, les personnages, les situations de cette période révolutionnaire y sont crédibles, au cœur de ce pays bas-breton et en dehors, en contexte de guerre, de terreur, d'émigration et de chouannerie ...
Après la lecture de ce premier tome, on aspire à lire la suite des aventures de Jean Hyacinthe de Tréouret de Kerstrat ...

Historial du Grand Terrier :: Blog de J. Cognard

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Le chevalier Kerstrat t.2 Les chouans noirs

Le premier tome mettait en scène des héros royalistes dignes de respect et d'admiration. Maintenant le chevalier de Kerstrat va plonger contre son gré dans un milieu de Chouans beaucoup plus interlope. Ils ne dédaignent pas les trafics profitables,le chantage et l'assassinat sans état d'âme, quand la victime tente de regimber.
Jean de Kerstrat a pu rejoindre depuis Brest sa bonne ville de Quimper et y trouver refuge chez Annick Couédic, sa maîtresse. Il peut y soigner ses blessures. Mais il se languit de l'aventure et de l'action et, lorsque sa santé est rétablie, il rejoint les Chouans.
Après avoir contacté le chevalier de Geslin, à Ergué-Gabéric, près de Quimper, il est envoyé près de Gourin, dans les Montagnes Noires, sous les ordres du sinistre colonel Lepaige De Bar qui a établi son quartier-général dans le bois de Conveau.
Il est sommé par son supérieur d'exécuter les ordres. Mais doit-on obéir lorsqu'il s'agit d'assassiner des hommes de sang-froid ?
Kerstrat va-t-il, lui aussi, perdre son âme ?
Sa maitresse Annick se sent délaissée et n'est pas insensible aux avances d'un jeune médecin.
De Bar, furieux de la résistance du jeune noble, va finir par dénoncer le chevalier Kerstrat aux autorités républicaines et tente de le faire assassiner par son âme damnée, Frollo.
C'est ainsi que le héros se retrouve dans une situation intenable, entre deux feux : le colonel Lepaige de Bar et les soldats républicains.

Les chouans noirs  sont ici

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Le chevalier Kerstrat t.3 Le hussard de Charette

Roman en instance d'édition.

Kerstrat part à la fin de l'année 1795 en Vendée. Il veut rejoindre dans le Marais vendéen les "Moutons noirs"de François Athanase Charette, chevalier de la Contrie. Il va y retrouver sa cousine, la "terriblement belle" marquise Louise Du Bot du Grégo, qui a également rejoint les Amazones de Charette pour la brève rencontre de La Bruffière. Il vivra les derniers mois du général vendéen avant sa capture et son exécution par les Républicains, à Nantes, le 29 mars 1796.

La Grande histoire...

Nantes était une ville républicaine. Les Vendéens - appelés "Brigands" - mais ils avaient fini par se donner eux-mêmes ce nom, débarrassé à leurs yeux de tout sens péjoratif, tentèrent de prendre la ville le 28 juin 1793. Ils avaient failli réussir mais la mort de Cathelineau, leur général, entraîne leur déroute.
La Grande Armée - ou armée Catholique et Royale de Vendée - après de nombreux succès subit une terrible défaite à Cholet le 17 octobre 1793. Les généraux sont tués ou grièvement blessés et les Vendéens crient " A la Loire ! " Une énorme foule de 80.000 hommes, femmes, enfants et vieillards se presse devant Saint-Florent-Le-Vieil. La moitié seulement est en état de combattre. C'est le début de la tragique Virée de Galerne. Elle s'achèvera le 22 décembre 93 dans les massacres des marais de Savenay et Montoir. Bien peu de ces pauvres gens reviendront en Vendée. Westermann, glorieux, écrit au Comité de Salut Public :
« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains ! Elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. … Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. »
Charette n'a pas voulu emmener ses troupes dans cette aventure loin de chez eux. Il va rester en Vendée le seul adversaire des armées de la Convention, et Stofflet tiendra tête de son côté aux républicains, en Anjou.
On enverra le général Turreau balayer la province entre janvier et mai 1794 de ses douze "colonnes infernales". Les ordres du nouveau chef - qui jouit de l'approbation tacite des autorités - sont sans équivoque : «On emploiera tous les moyens de découvrir les rebelles : tous seront passés au fil de la baïonnette ; les villages, métairies, bois, landes, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé, sera livré aux flammes. »
Il est à l'honneur de plusieurs généraux d'avoir refusé d'exécuter ses ordres ; citons Kléber, Haxo, Cambray, Dutruy ou Vimeux. Mais 40.000 hommes, femmes, enfants, vieillards, périssent en 4 mois, dans des conditions épouvantables. Le nom de Turreau souille l'Arc de Triomphe.
Tous les hommes valides, la rage au coeur, rejoignent les chefs vendéens pour tuer du soldat "bleu". Les chefs vendéens mènent la vie dure aux républicains. Aux atrocités des bouchers de la Convention répondent les exécutions sommaires de prisonniers par les vendéens. Mais la révolution de Thermidor change la donne. La Convention constate que la méthode de Turreau n'a pas donné les résultats attendus. Elle fait donc des concessions et proclame une amnistie. Elle n'a plus les moyens de ravitailler l'Ouest mais Charette est lui aussi dans une situation difficile. Cela va amener les belligérants à signer la paix de La Jaunaye en 1795. Charette a accepté cet arrêt des hostilités car il a obtenu par une clause secrète que Louis XVII serait libéré à la mi-juin 95. Or on apprend que l'enfant est mort quelques jours avant sa libération présumée. Charette reprend alors les hostilités.
Mais la situation n'est plus la même ! La paix de La Jaunaye a été appréciée. Les paysans ne sont plus obligés de rejoindre l'armée républicaine et on leur a rendu leurs prêtres, qui peuvent célébrer librement le culte dans les églises, comme avant. Le général Hoche est arrivé en Vendée à l'automne 1794. Il connaît donc bien la situation et, lorsqu'il est nommé général en chef fin décembre 95, il met en place une politique qui va isoler les chefs vendéens de leurs troupes. Celles-ci fondent rapidement. Même ses officiers jugent que le combat n'est plus possible.
C'est à ce moment que Jean de Kerstrat rejoint Charette.

Début du Hussard de Charette ici

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Les disparus du Platon

Inédit

C'est un roman maritime qui comporte une intrigue policière.
Mais la mer est toujours présente, au grand dam du commissaire Carlier de la PJ parisienne, qui a rejoint, sur instruction du procureur, Rio de Janeiro avec son adjoint, l'inspecteur Fourcade, pour embarquer sur le cargo Platon. Il leur faudra résoudre l'énigme de la disparition du commandant lors de la traversée du golfe de Sainte-Catherine, au large du Brésil.
En voici un extrait :

Il avait du mal à tenir sur le pont. La nuit était très noire et emplie des hurlements du coup de vent. Le cargo plongeait son gaillard dans les lames puis remontait très haut avant de repartir dans une brutale glissade interrompue par une autre lame. Il roulait aussi bord sur bord. Les mouvements étaient encore plus effrayants à cause de l’obscurité. L’homme avait parcouru rapidement la coursive éclairée par les plafonniers. Près de la grosse porte donnant accès sur le pont arrière, il avait ouvert un vaste placard où l’on rangeait des cirés et des bottes. Il en avait chaussé une paire un peu grande puis endossé un grand ciré jaune et il avait glissé le couteau dans une des poches profondes. Il avait des heures avant enroulé un chiffon autour du manche, après en avoir longuement frotté toute la surface de l’arme. C’était un robuste couteau, porté par les gauchos de la pampa argentine, avec une lame longue et acérée. Il était enfin sorti dans l’obscurité hostile. Une pluie froide crépita sur le capuchon. Il fut aussitôt désarçonné par les mouvements désordonnés du pont. Il se cramponna dans l’obscurité à tout ce qui lui tombait sous la main et monta sur le pont des embarcations dont l’extrémité arrière était un peu éclairée sur chaque bord par une lampe qui restait allumée pendant la nuit. Il le parcourut péniblement jusqu’au château central dont la masse blanche apparaissait vaguement.

Les disparus du Platon ici


 

Dragons en Algérie

Inédit

Les années 60 en Algérie... La jeunesse française a été expédiée là-bas pour des "opérations de maintien de l'ordre" mais les "appelés", arrivés en Algérie, découvraient que les responsables politiques leur faisaient faire une guerre honteuse. Le roman évoque de terribles épisodes : les purges paranoïaques d'Amirouche, chef de la willaya 3 en Kabylie et dans les Aurès, la guerre à l'autre extrémité du pays, aux frontières du Maroc, et les coups tordus des services de renseignement.

On suit un jeune appelé, Julien Queniau, qui passe quatre mois à Besançon pour y "faire ses classes", avant d'être muté à la frontière du Sahara, à Kenadsa, près de Colomb Béchar.

Mais la guerre secrète affecte aussi l'armée algérienne. L'un des chefs les plus éminents de l'ALN, le colonel Lotfi, sera trahi par les siens. Alors qu'il effectue un voyage à haut risque depuis le Maroc vers l'Algérie, il est pris en chasse par un groupe de combat sous lesordres du maréchal des logis Queniau. Il tombera avec les quelques hommes qui l'accompagnaient au piémont du djebel Bechar, sous les balles de la Légion Etrangère et l'attaque de l'aviation française.

Dragons et fellaghas en Algérie ici