Préface sonne mieux qu'introduction ou avant-propos.

Bernard Baffait

On comprend tout de suite qu'il s'agit de livres.
Ils sont quatre pour l'instant, dont un publié en 2013, un second publié le 14 novembre 2014, un troisième qui cherche son éditeur, et un quatrième qui achève la trilogie de Kerstrat et qui devait être publié fin 2016. Mais l'éditeur a dû fermer son entreprise et le troisième tome n'a pas été publié.

Un cinquième attend lui aussi le bon vouloir d'un éditeur. L'intrigue s'en déroule pour l'essentiel pendant la guerre d'Algérie, dans la région de Colomb Béchar. Mais elle commence en Kabylie, se déplace à Besançon et fait étape à Alger.

On ne parle que très peu de cette période où tant de jeunes Français ont découvert un continent magnifique et sauvage, et une population composite, faite majoritairement d'Arabes et de Berbères, mais aussi d'Européens installés parfois depuis plusieurs générations, et qu'on a appelés les Pieds-Noirs. Les jeunes soldats "appelés" furent confrontés parfois à des situations terribles et traumatisantes. Ils n'en parlèrent guère, une fois revenus dans leurs foyers.

Le roman consacré à l'évocation de cette guerre, intitulé provisoirement Dragons et fellaghas en Algérie, nous fait entrer dans ce chaudron des sorcières.

Quelques ouvrages - la liste suivante n'est pas exhaustive - évoquent ces années noires : Nous regardions la mort en face : 1959-1960 Jacques Langard, Je ne vous oublie pas de Emmanuel Sabatié, hommage aux harkis ; Ce que le jour doit à la nuit, de Yasmina Khadra, Et imperturbable coule la Garonne, de JC Dubreuil, premier roman autobiographique, Un été algérien, de JP Nozière, et Les Serpents, de Pierre Bourgeade (en lice pour le Goncourt 1983).